Les essais de septembre-octobre 2018

 

La Déconomie © Seuil

Auteur : Jacques Généreux

Titre : La Déconomie

Edition : Paris : Seuil, 2018

Résumé éditeur : « Le nouveau management n’est pas seulement inefficace, il tue des gens. La théorie économique dominante n’est pas simplement discutable, elle est absurde. Et les politiques économiques ne sont pas juste impuissantes à nous sortir des crises… elles nous y enfoncent !
Tout cela est à proprement parler « déconnant », c’est-à-dire à la fois insensé, imbécile, catastrophique et incroyable.
Toutes ces folies sont clairement associées à l’extension du pouvoir de l’argent dans le capitalisme financiarisé. Mais le pouvoir des riches n’explique pas tout. Car les journalistes, experts, universitaires et élus qui soutiennent cette déconnomie ne sont pas tous « au service du capital ». Dès lors, rien n’est plus troublant que l’aisance avec laquelle une large fraction de nos « élites » adhère aveuglément au même fatras d’âneries économiques, et s’enferme dans le déni du désastre engendré par sa propre ignorance.
Diagnostiquer cet effondrement massif de l’entendement pour lui trouver quelque antidote : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d’éducation citoyenne, lisible par tous, à la fois plein d’humour et de gravité.

Jacques Généreux est professeur à Sciences Po, où il enseigne l’économie depuis trente-cinq ans. Auteur de manuels best-sellers et de nombreux essais, il est membre de l’Association française d’économie politique et des Économistes atterrés. »

 

Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux © Actes Sud

Auteur : Frans de Wall

Titre : Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux

Edition : Arles (France) : Actes Sud, 2018

Résumé éditeur : « Qu’est-ce qui distingue l’esprit d’un homme de celui d’un animal ? La capacité de concevoir des outils ? La conscience de soi ? L’emprise sur le passé et le futur ? Au fi l des dernières décennies, ces thèses ont été érodées ou même carrément réfutées par une révolution dans l’étude de la cognition animale. Voici des pieuvres qui se servent de coques de noix de coco comme outils ; des éléphants qui classent les humains selon l’âge, le sexe et la langue ; ou Ayumu, jeune chimpanzé mâle de l’université de Kyoto, dont la mémoire fulgurante rivalise avec celle des humains. Sur la base de travaux de recherche effectués avec de nombreuses espèces, Frans de Waal explore l’étendue et la profondeur de l’intelligence animale, longtemps sous-estimée.
Dans ce livre passionnant, le célèbre éthologue invite à réexaminer tout ce que l’on croyait savoir sur l’intelligence animale… et humaine. »

 

 

La mondialisation malheureuse © Editions First

Auteur : Thomas Guénolé

Titre : La mondialisation malheureuse

Editons : Paris : Editions First, 2016

Résumé éditeur : « Plaidoyer pour une mondialisation humaine…
Le monde est entré en ébullition. Qu’il s’agisse des printemps arabes ou d’Occupy Wall Street, les occupations contestataires des places publiques de grandes villes se multiplient. Après le Brexit, l’Union européenne est menacée de démembrement. Front national en France, poussée de Donald Trump aux Etats-Unis : les mouvements anti-immigration montent dans presque tous les pays riches. Et tandis que Moscou et Washington s’affrontent à nouveau en Ukraine ou en Syrie, la Chine exige d’être reconnue comme l’égale des Etats-Unis d’Amérique, transformant la Mer de Chine en poudrière.
Tout ceci a une cause globale : la mondialisation malheureuse. Contrairement à ce qu’affirment ses partisans, la mondialisation sous sa forme actuelle n’est pas ‘‘heureuse’’. Elle aggrave les inégalités. Elle précarise des milliards d’humains. Elle réduit en esclavage des dizaines de millions d’autres. Elle génère une crise mondiale des flux migratoires, qui en retour fait flamber la xénophobie. Elle pressure l’écosystème jusqu’à mettre en danger la survie de l’humanité.
Thomas Guénolé soutient que si la grande connexion mondiale des peuples, des économies et des cultures est irréversible, en revanche cette mondialisation malheureuse n’est pas inévitable. Solutions concrètes à l’appui, il propose de la remplacer par l’altersystème : une mondialisation à visage humain. En conclusion de son livre, il affirme que la victoire prochaine d’un parti altersystème dans une grande puissance économique mondiale est inéluctable. »