Les essais de juillet-août 2019

 

Le naufrage des civilisations © Grasset

Auteur : Amin Maalouf

Titre : Le naufrage des civilisations

Edition : Paris : Grasset, 2019

Résumé éditeur : « Il faut prêter attention aux analyses d’Amin Maalouf : ses intuitions se révèlent des prédictions, tant il semble avoir la prescience des grands sujets avant qu’ils n’affleurent à la conscience universelle. Il s’inquiétait il y a vingt ans de la montée des Identités meurtrières ; il y a dix ans du Dérèglement du monde. Il est aujourd’hui convaincu que nous arrivons au seuil d’un naufrage global, qui affecte toutes les aires de civilisation.
L’Amérique, bien qu’elle demeure l’unique superpuissance, est en train de perdre toute crédibilité morale. L’Europe, qui offrait à ses peuples comme au reste de l’humanité le projet le plus ambitieux et le plus réconfortant de notre époque, est en train de se disloquer. Le monde arabo-musulman est enfoncé dans une crise profonde qui plonge ses populations dans le désespoir, et qui a des répercussions calamiteuses sur l’ensemble de la planète. De grandes nations « émergentes » ou « renaissantes », telles la Chine, l’Inde ou la Russie, font irruption sur la scène mondiale dans une atmosphère délétère où règne le chacun-pour-soi et la loi du plus fort. Une nouvelle course aux armements paraît inéluctable. Sans compter les graves menaces (climat, environnement, santé) qui pèsent sur la planète et auxquelles on ne pourrait faire face que par une solidarité globale qui nous fait précisément défaut.
Depuis plus d’un demi-siècle, l’auteur observe le monde, et le parcourt. Il était à Saigon à la fin de la guerre du Vietnam, à Téhéran lors de l’avènement de la République islamique. Dans ce livre puissant et ample, il fait œuvre à la fois de spectateur engagé et de penseur, mêlant récits et réflexions, racontant parfois des événements majeurs dont il s’est trouvé être l’un des rares témoins oculaires, puis s’élevant en historien au-dessus de sa propre expérience afin de nous expliquer par quelles dérives successives l’humanité est passée pour se retrouver ainsi au seuil du naufrage. »

 

La nuit, j’écrirai des soleils © Odile Jacob

Auteur : Boris Cyrulnik

Titre : La nuit, j’écrirai des soleils

Edition : Neuilly-sur-Seine (France) : Odile Jacob, 2019

Résumé éditeur : « Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu’il est toujours possible d’écrire des soleils.

Combien, parmi les écrivains, d’enfants orphelins, d’enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ?

Pour eux, le simple fait d’écrire changea le goût du monde.

Le manque invite à la créativité. La perte invite à l’art, l’orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, sans rencontres et sans chagrins ne serait qu’une existence sans plaisirs et sans rêves, un gouffre de glace.

Crier son désespoir n’est pas une écriture, il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse pour mieux la voir, hors de soi. Il faut mettre en scène l’expression de son malheur.

L’écriture comble le gouffre de la perte, mais il ne suffit pas d’écrire pour retrouver le bonheur.

En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l’écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance.

Un livre bouleversant, de témoignage et d’émotion, où Boris Cyrulnik convoque les déchirures d’écrivains célèbres, les conjugue à l’aune de ses propres souffrances pour mieux convaincre chacun de nous des bienfaits de l’imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l’écriture. »

 

Du rêve de la mondialisation au cauchemar du populisme © La Renaissance du livre

Auteur : Bruno Colmant

Titre : Du rêve de la mondialisation au cauchemar du populisme

Edition : Paris : La Renaissance du livre, 2019

Résumé quatrième de couverture : « En moins de quarante ans, le capitalisme anglo-saxon s’est engouffré dans nos communautés européennes qui étaient imprégnées d’une tempérance sociale-démocrate issue des équilibres d’après-guerre. La mondialisation et la révolution de la digitalisation amplifient la prédominance de ce courant néolibéral. Alors que les États européens sont écartelés entre des engagements sociaux impayables et des marchés qui leur échappent, les courants populistes écartent les dirigeants qui n’ont pas protégé leur population vieillissante contre ces forces de marché. Ce populisme pourrait même être une souche ou une variante du capitalisme anglo-saxon. Il pourrait en résulter un écroulement du modèle d’intégration européen et des chocs sociaux d’une extrême violence.

Le sauvetage de nos systèmes sociaux devra passer par la réhabilitation de l’État stratège. Il faudra subordonner toute décision politique à l’intérêt général et au bien-être des futures générations dans un esprit de solidarité sociale et écologique. »

 

L’humanité en péril : Virons de bord, toute ! : Flammarion

Auteur : Fred Vargas

Titre : L’humanité en péril : Virons de bord, toute !

Edition : Paris : Flammarion, 2019

Résumé éditeur : « Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m’entretenir avec vous de l’avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier.
Il y a dix ans, j’avais publié un très court texte sur l ’écologie. Et quand on m’a prévenue qu’il serait lu à l’inauguration de la COP 24, c’est alors que j’ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l’avenir de la Terre, du monde vivant, de l’Humanité.
Rien que ça.

Ce livre, qui explore l’avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes » et enrayer le processus actuel. »